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Éric Suchère …un autre mois…

Je suis né le 25 octobre 1967. Depuis le mois d’octobre 1997, j’envoie, chaque mois, un multiple sous la forme d’une carte postale à un nombre fixe de correspondants. Ce projet, commencé le jour de mes trente ans, devrait s’achever en 2028 après mes soixante ans. Il sera, alors, constitué de 365 textes. Ce site est mis à jour le 25 de chaque mois.

N° 258 (mars 2019), Inflexions

…aux troubles permanents de la mémoire, à l’existence du corps dans la douleur perpétuelle qui reste en nous dans des souvenirs d’ordres différents et simultanés, dans la conscience de… …bouleversement dans la crise – fatigue –, tant que sanglots et larmes ruissèlent, dans les moments de détresse et de solitude où ne reste rien de, rendu à soi-même, à soi à l’instant… …dans l’attente de l’heure, maintenant que, heure après heure, ne serait plus jamais et sentant que ne reviendrait plus, découvrant que et apprenant là qu’était perdu pour toujours… …dans toutes les sensations conservées ou ressaisies, expulsant celui qui les a vécu, le rendent si présent, de nouveau si près de, qu’il semble encore saisir la totalité de ce qui l’a environné… …dégageant si peu de vérité, ne pouvant jamais extraire ce qui est si particulier, dans la spontanéité de, dans les inflexions et les brusques révélations de, comme creusées en, selon… …de tout ce que l’on doit percevoir, dans les bruits, dans la recherche des traces, dans ce que l’on peut se figurer dans tel ou tel qui se sont succédés depuis quelque temps, pour ressentir… …et ne pouvant le comprendre, s’exerçant à essayer de percevoir cette contradiction, le but, ses constances dans la certitude, l’élan vers, dans la répétition, dans l’effacement de l’image… …extirpant ou dissimulant tel aspect, dans quelques mots murmurés, dans l’impatience et les blessures et voyant les effets immédiats dans les contractions de son visage, cette souffrance… …n’existe tant que, et n’est jamais qu’instant de, dans la pensée permanente de, sous les paroles et les pensées de, sans rien, contenu à l’état virtuel, dans une valeur presque fictive… … puisque n’était rien d’autre qu’une négation de la pensée dans la substitution en des images conventionnelles et indifférentes se réfractant, dans le trouble de l’accélération des rythmes… …quand nous nous obstinions, dans les coups assénés, la douleur des souvenirs, leur présence en nous, ne cherchant à l’adoucir, à feindre, voulant continuer à subir ses effets à chaque fois… …qui détruit rétrospectivement toute présence, l’abolit, fait un avant et après où n’était rien et ne serait rien, dans la diminution des douleurs ressenties autant que dans l’exagération des… …vies diminuées, de l’obscurité grandissante, du silence, sans indication précise, dans tous les doutes possibles, dans la beauté indifférente et le vide, sans que ne vienne une réponse et…