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Éric Suchère …un autre mois…

Je suis né le 25 octobre 1967. Depuis le mois d’octobre 1997, j’envoie, chaque mois, un multiple sous la forme d’une carte postale à un nombre fixe de correspondants. Ce projet, commencé le jour de mes trente ans, devrait s’achever en 2028 après mes soixante ans. Il sera, alors, constitué de 365 textes. Ce site est mis à jour le 25 de chaque mois.

N° 225 (juin 2016), Tout autour

Un placage, des taches lumineuses, lignes entrecroisées en surfaces connotées dans un pseudo laqué de pauvreté induite est un monde de reflets perturbés : fenêtre, vie externe, ou tout autre, surimposée à texture simili et, tout contre, un vase, en une présence, a toute sa place, fantôme blanc sur l’étagère boisée d’une armoire murale légèrement entrouverte au signe de son loquet, dans le basculement des objets, la diagonale, comme poignées et pieds prennent leur signification géométrique extrême ou produisent une plongée sur un tapis dans le flou d’un avant-plan focal où le bougé, dans la vitesse, simule un mouvement en une chute constante des brillances et des blancs, comme le monde se réoriente, se pense différemment, gravitation s’absente, que points de fuite se déstabilisent ou tourbillonnent dans les lignes circulaires marquant la vitesse de, en générique ou effet feuilletons 60 – empoisonnement, léthargie par gaz ou chute vertigineuse –, se poursuit, s’accentue, vrille de plus en plus, empoigne – lévitation par zéro gravité –, domine en possession des esprits, objets qui prennent vie, forces se manifestent, envol de, projections en tous sens, bris, morceaux sur le tapis, blanc sur motifs ou halo tout autour et danse pseudo indienne comme célébration de la vie des choses, choses tout autour – assiettes, soupières, plats et ustensiles –, et torsions des visages, geste de protection, corps pliés, agressés, expressions d’effroi, d’effarement de, à la vue de, dans le chaos soudain très vite résorbé.