Les mots expliquent la représentation, la courbe d’une chose oubliée. L’apparition se constitue en apnée, fait preuve, accumule les éléments transitoires en une prosodie pure, investit l’espace où formes et contextes ne peuvent être expliqués, transforme la perte en puzzle, permet d’observer la composition des formes voilées, d’analyser des profils de substitution. Un objet vient rompre la narration. Des choses absurdes ou importantes entrent dans le champ d’action. Le bruit à proximité s’intensifie de plus en plus, paraphrase une implosion simulée, une entrée dans une zone de turbulence. Des confidences se constituent à chaque fin de phrase, fournissent des preuves. La graphie simule la phonétique. Les frottements empêchent la synchronisation des voix. L’enquête porte sur l’irrégularité des intonations déliées en ornements qui, dans la durée, finissent par former une comptine. Dans cette prose amovible, les gestes sont décrits patiemment comme un événement filmique, les mouvements sont vus à distance, les événements vont en s’amenuisant. Dans la zone formatée, les phrases conjointes libèrent des images extensibles, dessinent un paysage local, deviennent un paysage indélébile. Les mots coexistent dans une pluie de phrases complémentaires, décrivent un trop plein de données en une rythmique propre par un excès de symbiose, se réduisent lorsqu’on les prononce, composent une surface abrasive, laissent tout en suspens. Les structures sont tenaces, s’agglomèrent en idéologies temporaires, se fractionnent en syllabes lentes, n’empruntent aucune altérité au verbe, deviennent contre-chant – forme d’incantation postmoderne. Il ne s’agit plus, alors, que de comprendre les formulations.