Divers éléments hétérogènes s’assemblent en une ponctuation. Une dépression esquisse la surface comme un espace d’action. Des phrases fausses mais grammaticalement correctes passent en boucle. Les paroles données s’ajoutent en couches superposées à l’écran. Des bandes et photographies sont prises à intervalles réguliers. L’ensemble des photographies définit tout un espace déployé. Le mécanisme de projection s’allume tandis que l’air s’insinue. La vue semble corrompue par les transformations des silences en souffle. La perception s’accroche, macule et accomplit quelques révolutions. Les formes passent en une buée aux contours flous, de plus à moins nets. Les découpes proviennent de la surface des formes extérieures. La forme ne s’efface, persiste à la périphérie du champ visuel. Il y a là tout un projet tenant lieu de trame pour d’autres formes. Les images offrent plusieurs indices dans le rythme du clignement. Le suivi s’opère dans un temps recompté en battements intégrés. Pendant le trajet, la translation des corps entre dans chaque mouvement. L’élaboration de ses gestes renvoie aux paysages traversés. Le système d’échange ne génère aucun mouvement dans le paysage – les données du paysage défilent d’une fenêtre de l’écran. Il s’agit de la perte d’un paysage seul par son défilement. Se géographie du centre à la périphérie en zones légendées. La fabrique momentanée du même produit un même mouvement. Le mouvement traduit un tremblement dans l’inspiration précipitée – s’agite tout autour du corps cambré, contracté pour montrer ses gestes. Se déplace en flottant, hésite, tombe, ainsi dansant, d’un souffle aspiré. L’effondrement décrit le symptôme de ces journées et de la pensée. L’épaisseur du trait tout comme sa quantité indique une pensée possible. L’hypothèse apparaît comme une anamorphose d’une phrase à venir. Les oppositions s’essaient à tous les sons du silence jusqu’aux soupirs. Tout un temps se passe et les phrases échangées se suspendent lentement.