Des bruits sont générés. Des définitions sont modifiées. Des connexions se juxtaposent. Des surfaces s’infiltrent sous d’autres. Les questions sous-jacentes sont décrites. Les discours s’inscrivent dans le paysage tout proche. Un nom devient un lieu, d’autres contiennent des bruits blancs. La fenêtre vide face à la lumière montre des fragments de figures. Un constat s’établit dans les mains du lecteur qui reste sans rien dire – il n’existe que pour lui. Pendant les temps morts, les réflexes de l’organisme désaccoutumé deviennent des personnages. Les parois de la pièce deviennent rouges et l’angle plat à l’écart dans le plan atteint la même température. La lampe illumine le papier, éclaire la phrase sur l’enveloppe puis le recto et le verso de la carte postale. La couleur et le sujet font bloc, tracent une ligne comme une décoration, deviennent indifférentes bien que les accords soient dissonants. La lumière tombe sur les lèvres – ce que des photographies décrivent et dessaisissent dans une représentation juste des formes à l’identique. Les couleurs distinctes des objets s’exposent, se montrent instables : volatilisation, accord des espaces, saisissement devant une étrangeté ordinaire, éblouissement de l’observateur à contre-jour. La lumière pénètre plus avant, fait tourbillonner des nuages de particules, tombe sur les taches et les points clairs à la surface de la peau blanche qui la capte intensément, interrompt les relations. Il n’y a plus aucune métaphore ici ou là, juste une perspective, l’idée même de relation à contempler longuement, un silence et une géométrie à tracer avec des outils qu’il reste à inventer – il ne manque qu’une carte ou une dernière lettre. Ce qui a été vu à chaque fois dans le jardin, dans des conditions idéales de lumière, ce qui reste des regards, se condense en une révélation : un mémento des surfaces contenues, une teinte photographique, l’origine d’une couleur, sa soustraction dans le blanc, la pluie, un corps, l’éclat bref de l’iris, une phrase possible, une durée.