Le parc, petit carrefour au soleil, foin non coupé, tassé sous les corps, vieille perruque, herbes versées en torrent, éventails jetés l’un sur l’autre, enserré de bruyères, entouré de pins épineux avec lumière de givre bleuâtre, terre chaude brûlée, au ciel bleu, tronc violet, feuillage grêle, agate herborisée d’un ton vert émeraude foncé, intense, autour, sous, un dessous de mousse, terrain aux reptiles, aux lézards, tiges non couchées, desséchées sous un souffle d’incendie, un ruissellement blanc, blanchi, arbres le long d’allées, entrelacs de plantes grimpantes, berceaux aux feuilles jaunies, séchées, charmilles en partie de lilas étagés dans des fonds presque dorés où est comme assis un rayon, ombre remuante sur rouillé, bouts secs balancés à des fils de toiles d’araignées, sans profondeur, d’un côté un mur, de l’autre un chemin sur roussi des pommiers presque sauvages rangés en deux par le passage, parfois un coup de vent, un frissonnement qui va, s’abaissant et mourant, grappes de graines à l’air de café, vieux arbustes jaunes et gris tendre étalés, réservoir d’eau couvert, voile dormant fendillé et craquelé, tableau, mauvaise serre où une clématite, étoile d’argent, fait irruption par la fenêtre sans carreaux, contre un figuier presque rose à cinq doigts maroquinés, envolées rabattues de toute l’immense plaine, voletant et battant et se sauvant du fourré, jeunes pousses dans la masse pâle et plus clair sur terne, marronniers avec faisceaux de rejetons droits, diverses colorations au coucher, piaillerie, vignes avec cerisiers et noyers, éclaircies montrant le fleuve, ligne des peupliers et, derrière, trifouillis de chardons, de mûres, de prunelles, sable sombre, raies, flèches lumineuses dans la verdure, quelques aulnes luisants, noirs, un peu déracinés, déchaussés, penchés, tortillés, ensevelis, noués, cachés par la montée d’une végétation vivace, lierre, ronces montantes, sortes de liane, ponts formés par les orties qui se rejoignent, limpidité, velours des cailloux et de la topaze, insecte brisant le miroir, reflet dans un coin, silhouettes, ruisseaux barrés, graviers, ses moires voyageuses, lointains à travers des percées dans des vapeurs, joncs plats qui laissent tomber leurs pointes, tremblement vital de milliers de cycles, jardins, sol mou s’enfonçant, quelque chose de l’exubérance, saule trapu se détachant, inondé de, bordé de rosiers menant au kiosque en brique treillagé de galégas et glycines.