Empilement de visages et incrustations où s’établissent quelques échos indémêlables, à l’un ou à l’autre, au précédent ou à celui-là – même si ne préoccupe pas vraiment l’ordre –, en ouverture de petits bruits divers qui infusent dans le petit format, tout comme ce « pour personne » qui reste et s’incruste jusqu’à cette marche implacable de divers oiseaux dans les paysages inversés. Ou : sa première apparition est un engouement pour dans le lieu adéquat – campagne et cadre rustique de la salle principale avec cerf-volant, œil, gamme d’orange, enregistrement de cétacés, bain moussant, regard enfantin, romans anglais, parodie de James Bond et autres débuts d’histoires – et les éléments s’y mélangent, passent de l’un à l’autre dans la tristesse du retrait de la vague, dans l’incompréhension nostalgique d’un bonhomme de neige, d’une corde qui brûle, dans l’évocation de l’Ouest ou celle de Little Nemo. Et résiste plus encore l’ensemble composé par la piscine, les marches pour monter sur la terrasse, le bar presque entièrement vitré, son jukebox et une invocation de l’image du pays toujours identique à : brume et cottage, histoires cruelles et décalées auxquelles il faudrait ajouter marionnettes à gaine, boîtes à musique, enseignes sculptées peintes, haies sur les collines, lorgnons, lait ajouté à, orgues de Barbarie… Il suffisait de mélanger pour obtenir une pâte d’une certaine consistance qui constituait la trame de cette contrée virtuelle et qui, dans le noir, revient avec plus de précisions, avec voix semblant sur le point de pleurer et traînant et traînant dans ses intonations finales, chuintant, ne faisant que chuinter, chuintant des histoires d’animaux et rêvant ce qu’elle était, pourrait être : une loutre, un cerf élaphe, un ours ou un phoque gris… et cela doucement, tristement, souvent.