Dans un fauteuil, toujours le même magazine à la couverture jaune d’un recueil ou bleu, couleur de chambre et de l’humeur ou parcours d’une vaste étendue agricole et, dans le brouillard, l’odeur de l’essence ou ce qui évoque un pays, un mystère qui se poursuit, une course, une course dans la nuit, à imaginer dans la nuit, dans le défilement, dans le paysage qui défile sur l’écran, dans la rapidité et sans presque poser le pied, toujours dans la vitesse et puis, dans la reprise éolienne qui reprend, reprend encore, reprend dans les résonances multiples données par l’image – un homme de dos tourné vers une fenêtre ouverte – puis par les résonances qui sont de saison où la couleur de l’un influe ou peut influer sur l’autre et cela se plie et déplie lorsque la couleur sombre gris noir dit que la nuit tombe tôt et qu’on s’approche peu à peu de la fin de l’année, lorsque ces portes s’ouvrent successivement dans les réminiscences diverses. Après, il faut respirer, inspirer et expirer, inspirer, expirer la nicotine, dans le rose des carreaux muraux et entendre le bruit dans la conque, bruits de grincements tout autour, bruits de voix, quand quelque chose s’introduit par, quand ne restent que les jours passés, les jours passés à apprendre par cœur, à essayer d’être synchro en voyant les images, en s’entraînant, en s’entraînant à retenir les noms, l’ordre des noms, en s’entraînant à la prononciation, en rythme, dans une question rythmique, d’un entraînement par, une manière d’étendre les bras vers, une parole qui surprend dans la topographie de la salle – une distinction est une direction.