Après des années, l’exploration des traumas est là, dans le réveil matinal et l’ouverture des volets. Il y a figure christique et gouttes de pluie, visage androgyne qui impose quelques changements. Pendant longtemps, je préfère son identité et, moi aussi, je change mon nom et prends un pseudo. Après, les choses deviennent de plus en plus difficiles – avant même que d’être ensemble, il y a séparation. La première fois, c’est un vertige – pas tout à fait comme et il faut revenir, bien fallu, puis se séparer et retourner à, après un long moment d’oubli comme les endroits et les situations y sont multiples. Juste après que l’avion n’arrive, il y a la prudence comme je sais qu’est là, quelque part. Les gouttes de pluie continuent de couler tout le long et je ne connais rien de plus triste comme mélopée. L’excitation est toujours là, intacte et suffit – importe de l’avoir protégée durant un trajet. Le parcours de ce bus est toujours le même dans le temps, est sans doute cela, l’hiver, ou cela sonne comme. Il est question d’un vertige que provoque, debout, la neige, quand la nouvelle de sa mort tombe. Et c’est encore une histoire de disposition dans la salle en U formée par les tables, cernée de. La télé est toujours allumée et, voyant la scène, il y a certaines concomitances troublantes. La pièce est forcément sombre et pleine de monde dans un espace commun, un espace partagé. La joie passe partout, est partout, partout, et l’on trépigne – on peut toujours s’enchanter rapidement et penser. Dans toute cette joie et énergie retrouvée par, je pense à toutes les possibilités du calme. Du plus sérieux au plus léger, de ce qui ramène à, reste toujours comme une résurrection. À la table que j’occupe, il y a des échanges et ce qui est décrit ressemble à une situation – que je ne comprends plus, n’arrive plus à retrouver et où ne reste vraiment plus rien à récupérer. Alors, quand le bras de la platine se lève et se repose, l’homme murmure à l’oreille d’autre – proximité – un texte politique, même quand métaphorique, comme à la radio en légèrement filtré avant. Je comprends le texte puis son énigme en une approche vraiment élégante – vraiment – en un style impeccable. C’est un chant du cygne, moins tendu, mais bien plus ample que je retrouve dans sa dureté lyrique.