Ce premier associe permanent au plan fixe et bande-son d’un essai pour, qu’incarnera plus tard une figure moderne. Au suivant, le décompte commence dans une version ou autre à entendre — réentendre —, pendant toutes ces années, dans toutes ses variations, implications secrètes d’un visage équivoque avec bégaiements, sonneries, aspirations multiples. Il faut, alors, mimer toutes les poses dans le déploiement de l’image au son de toutes les notes égrenées, successions rapides, ostinatos, dérèglements permanents, figures arpégées folles ou long bourdonnement en une reprise dépassant les modèles en filtrés/re-filtrés. Amorce une autre phase en une séduction propre à l’époque en impersonnalité toujours dans la répétition à reprendre encore et encore en descente chromatique, dans un trajet à faire d’un arrêt à l’autre jusqu’à s’imaginer susurrer des mots en l’air en une sentimentalité et motif entre amis ou petits moments de vie s’enchaînant : vitesse, éclats de verre, son, vision… jusqu’à la lenteur et l’immobilité dans la pose expressionniste, l’étourdissement, l’évanouissement, les trous de mémoire, l'obscurcissement du paysage, l'hiver sombre avec lumière froide des néons, écho ou légère réverbération de. Dans le glissant et la brillance des centres commerciaux, il faut répéter — je suis ce que je dis — en chargeant d’énergie les mots : homme, ciel, paysage, maladie, projet, argent … avant que ne commence, que des mots n’émergent de la saturation dans l’atmosphère blanche, que s’expérimente l’amour moderne dans la course d’un homme en un emblème pulsé que se poursuive en une nostalgie, se poursuive sirupeux, s’effondre, en des joies frivoles et déplacements sans but à reprendre en un phrasé atone jusqu’à la dissimulation dans le paysage vide pendant toutes ces années comme n’affecte plus, ignore et, quand revient, étourdit, dans le défilement de la route, s’engouffre dans, se plonge, se tient, résonne, re-sonne, englobe totalement même si repasse sous dans les effets d’époques, en pilleur permanent n'évoquant plus sinon une habitude, juste pour vérifier si le battement est là, dans la prise de contact sans sentiment aucun et l’oubli immédiat même si subsiste quelque chose, dans le temps s’affirme, disparaît, disjoncte dans la recherche de : pluie ralentie et révélation ambulante et mobile. Replonge encore, juste avant le silence, l’arrêt, la presque stase jusqu'à ce que retourne à, dans la fêlure, la vibration lente, le sentiment de fin après toutes ces années pour peu, juste un jour, un jour d’après pour savoir où nous sommes, dans la découverte saisie, l’élégance de la figure en un geste ultime qu’il reste à épuiser.