À ce que j’allais pouvoir dire sur l’un et l’autre comme ni l’un, ni l’autre, ne semblent correspondre au temps sans drame, au drame d’un temps sans drame, les deux tenus par des ressorts dramatiques, limités ou sous formes de leurres, sinon à tordre pour faire en sorte que correspondent à cette vision et bien qu’une autre chose l’emporte, qu’il reste à trouver, qu’est mû par le dramatique, par la narration, même détruite, déconstruite, perturbée, ou tenu par une trame, même la plus légère, contaminé malgré, dans la succession d’événements, liés entre eux, susceptibles de ramener périodiquement — crise ou représentation —, sans que l’on puisse y échapper, dans la reprise ou développement du romanesque, inféodé encore, absorption dans et par l’illusion permanente, attardé, resté prisonnier de, n’ayant pas pris la mesure de l’époque, manquant ce qui la constitue, marqué par le drame psychologique alors qu’il s’agirait juste de regarder les choses qui passent, le sans origine ni finalité du quotidien saisi en tant que tel, à lire comme tel, dans la monstration du mouvement et de la vie même, prise sur le vif, un sans sujet sinon l’espace traversé, l’occupation de l’espace et du temps, dans la distance, la distance à l’objet, sans bouger, se contentant de capter, dans un rien à voir, un rien qui ne soit déjà connu, fragments juste extraits, telle une biopsie, du continuum temporel et offerts presque tels, donnant ainsi l’absence de drame — l’arrivée d’un train, une sortie d’usine, l’activité d’une place, des jeunes gens plongeant —, brève utopie non pensée, mais réalisée d’immersion dans la vie, mais se devait être autre, projection immatérielle apparaissant et disparaissant dans un clignotement, puis s’évanouissant, ne laissant plus qu’un blanc, qu’un vide, ou promesse et puissance du rêve, mouvement dramatique du, à nous qui sommes assoiffés de coupures, de disruptions, d’événements, de stimulations, n’est plus que feinte, illusions, simulacre, un « comme si », un « on dirait que » dont nous semblons ne pouvoir nous passer sinon dans la sphère intime, sans lui donner plus d’épaisseur.