N° 296 : Un objet se déplace sans produire de traînée, s’arrête sur le bord de l’image puis repart presque indistinct sur l’étendue herbeuse – un phénomène de saisie rapide. Une forme rouge mime une forme brune ou une forme rouge fait écho à une autre forme rouge – le regard se décale. N° 308-310 : Lignes en zigzag, cassures permanentes sur fond pur, itération de, répétition du presque identique avec juste variation de la lumière sur le bord des choses – il s’agit de voir.  Une forme grise se tient sur une verticale grise – un contrepoint s’établit. N° 311 : Les branches d’arbres deviennent floues, sont éléments sombres avec halo contaminant le reste du paysage, surfaces mouillées imbibant le bleu du ciel et la masse de l’écorce devient matière plus que forme, croûte, purulence, suggestion autre. Une forme n’est perceptible que par fragments – est un décentrement. N° 348 : Un éclat rouge doit lutter contre l’alternance stricte azur, brun, azur, brun – pourtant là est une affaire de discrétion. Une forme rouge s’établit en haut d’une verticale – obliques circulent tout autour. N° 422 : Une spirale à laquelle une forme s’accroche-bascule tout contre l’horizon incurvé – la précision est dans le détail. Un tronc vertical, un outil dans la diagonale, un tronc dans la diagonale, un outil dans la diagonale – bascule successivement. N° 433 : Je peux observer le parcours par étapes, glissement progressif, image par image, juste d’une circularité, ovale ou mandorle légèrement teintée et grossissement des stries magnifiées. Une série rythmique contre le désordre du monde – et légère tonalité entre. N° 435-436 : Tout dépend de l’endroit où se fait la focalisation, dans le va-et-vient du premier au dernier plan, s’opère brutale, désigne ce qui est à voir dans les deux opérations, soit en visant, soit en regardant vague. Il est question de la couleur des choses.